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SAFIANE (Artiste-musicienne et comédienne)

« On se donne rendez-vous dans quelques jours »

Originaire de Tanghin Dassouri, Safiane à l’état civil Safiata Kouala, est une jeune artiste musicienne et comédienne. C’est par le théâtre qu’elle fit ses premiers pas dans le monde artistique depuis le lycée. Ensuite elle se forme au sein de la compagnie Fereen, puis à l’atelier théâtre burkinabè (ATB). En novembre 2011, cette sublime voix sort son premier maxi ayant pour titre éponyme « Rogom » qui lui permet de se faire une place de choix dans la sphère du show-biz burkinabè. L’artiste vient de finaliser son nouvel opus de huit titres avec Prince Edouard Ouédraogo, Zakaria Mamboué, Sam Zongo Etienne et Eliezer Oubda. Nous l’avons rencontrée pour vous et dans cet entretien, Safiane nous parle de son parcours et de son nouvel opus.

 

Comment es-tu venue au théâtre ?

Tout a commencé quand j’étais à l’école primaire à Yaoghin à quelques encablures de Tanghin-Dassouri. Il y a des cousins qui jouaient au théâtre à l’église, mais comme moi j’étais musulmane, il était difficile d’intégrer la troupe. C’est au lycée que j’ai véritablement été une actrice au théâtre et cela s’est rapidement soldé par une tournée Européenne. Quand j’ai quitté les bancs en 2001, je me suis inscrite à l’atelier théâtre burkinabè (ATB) où j’ai suivi deux ans de formation avant d’intégrer la troupe de cet atelier. Mais bien avant, j’ai également été formé par la compagnie Fereen quand j’étais au lycée.

 

Tu es plus ancrée dans la musique, le théâtre ne te manque-t-il pas ?

Je suis repartie au théâtre. J’ai pu faire quatre grandes créations qui ont été diffusées récemment au CITO.

 

As-tu eu l’aval des parents pour ton option artistique ?

Je crois que de ce coté j’ai eu une chance que tout le monde n’a pas et que je souhaite à d’autres filles. J’ai des parents très compréhensifs. Ce sont eux-mêmes qui m’ont soutenue.

 

Mariée et mère de deux enfants, ton époux te comprend-il ?

Il me comprend et c’est pourquoi, j’ai dit que j’ai une chance que beaucoup n’ont pas. Moi je dirai que derrière une grande dame se cache un grand homme. Il m’accompagne souvent dans mes spectacles et me donne des conseils. Tout artiste a besoin de ça.

 

Est-ce un homme de culture ?

Plus ou moins, mais c’est parce qu’il aime Safiane. (Elle éclate de rire).

 

Pourquoi avoir sorti un maxi en Novembre 2011 au lieu d’un album ?

La musique m’est venue comme ça. C’était juste un coup d’essai qui a finalement été retenu par le commissariat des Kundé. L’œuvre m’a permis de connaître beaucoup de gens et de choses.

 

Es-tu satisfaite de cette première aventure ?

Quand le maxi sortait, je ne savais pas où j’allais. Je crois que je sors satisfaite de cette aventure avec la nomination également aux Kundé dans la catégorie meilleure espoir féminin. Le seul regret est que je n’ai pas pris le temps nécessaire pour faire la promotion. A un moment, le théâtre avait besoin de moi, donc j’avais arrêté la promotion de l’album.

 

N’avais-tu pas un staff à cette époque ?

Je ne savais pas ce qu’était un staff mais, pour le nouvel album, mon équipe est prête depuis un mois.

 

Pourquoi te considérait-on comme une artiste togolaise ou béninoise ?

Oui, ça je le sais. Il y a même des promoteurs qui se demandaient comment faire d’ailleurs pour des spectacles, et pourtant je suis à Ouaga. Ils n’ont peut-être pas tord, car je suis née au Ghana.

 

Parle-nous de ton nouvel album qui sortira bientôt ?

C’est une œuvre de huit titres baptisée « Ma bonne étoile », pour rendre hommage à ma mère qui m’a toujours conseillée de garder espoir malgré toutes les difficultés. J’ai connu des problèmes dans ma vie et tout dépend de Dieu.

 

Quel est ton message à l’endroit de tes fans ?

 

Je leur dis infiniment merci pour tout ce qu’ils ont fait et continuent de faire pour moi. Il y a des chefs coutumiers qui apprécient ce que je fais, et ça me va droit au cœur.

 

Comment s’est faite ta rencontre avec Jean- Philippe Rykiel ?

C’est un fait du hasard. Le jour que j’enregistrais le premier maxi chez Wépia, il y était et a demandé à l’arrangeur de lui copier la chanson « rogom », afin d’aller arranger et finaliser en France. Tout est parti de là. Ensuite je l’ai rencontré au cours de l’enregistrement du nouvel album chez Prince Edouard Ouédraogo. On est devenu des potes.

 

Quelle est la thématique centrale de l’album ?

Cette thématique centrale tourne autour du titre « zamana » qui représente tout ce qu’on vit et rencontre dans la société comme les médisances.

 

Ne penses-tu pas que tu as pris un peu de poids ?

(Elle rit)…. Oui c’est vrai mais ça va aller. Avec la maternité ce n’est pas évident, mais on s’accroche.

 

Quel est ton mot de la fin ?

L’album est fin prêt, le clip est aussi bouclé et on se donne rendez-vous dans quelques jours pour sa sortie. Il y a déjà beaucoup de contacts et je dis merci à toute la presse, sans oublier de faire un clin-d’œil spécial à toute l’équipe de votre magazine.

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

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