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RAZBEN, ARTISTE MUSICIEN:« J’ai un rêve pour la musique burkinabè »

Razben à l’état civil Jacques Zoulabou est né à Pô dans la province du Nahouri au Burkina Faso d’où il est originaire. Fils d’une chansonnière de renommée dans cette région où il a grandi, il va ensuite se retrouver au Ghana pour des études en transit-douane avant de revenir au bercail en 2004 pour se consacrer à sa passion qui est la musique. Auteur de deux albums « God save » en 2007 et « Bawoni » en 2018, ainsi que de plusieurs singles de collaboration avec Imilo et Iba One du Mali. Razben compte actuellement parmi les artistes qui ont le vent en poupe au Burkina Faso et dans la sous-région. A travers cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, l’artiste fait un bilan de sa jeune carrière, jette un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè, parle de ses projets, lève le voile sur sa situation matrimoniale et aborde sans détours d’autres sujets. Lisez plutôt.

Evasion : comment allez-vous ?

 

Razben : je me porte à merveille par la grâce de Dieu, même si actuellement le monde traverse une crise sanitaire.

 

Est-ce le fait d’être un fils de chansonnière qui vous a poussé dans la musique ?

Je dirai oui. Je suis issu d’une famille d’artistes. Mon oncle était un chanteur mais il n’a pas sorti d’albums, mon grand frère était un rappeur, ma mère est une chansonnière réputée dans la région. Depuis très jeune, je fais du rap à Pô. C’est un esprit qui est né en moi tout naturellement.

 

Quel bilan faites-vous de cette jeune carrière ?

 

Le bilan est très positif. Je me suis imposé du côté du Ghana et du Burkina. J’ai eu un certain nombre de featurings à l’international. Il y a de bons résultats.

 

Qu’est-ce qui justifie le choix de ce style musical qui est beaucoup plus naija ?

 

Je fais ce style parce qu’il est international. J’adore chanter en anglais et dans ma langue maternelle qui est le kassena. Il faut noter que je n’ai pas abandonné les rythmes de mon terroir car dans certaines de mes chansons, il y a des rythmes de chez moi.

 

Vivez-vous de votre musique ?

 

Je vis tout à fait de ma musique, la preuve est que je suis dans mon propre studio audio-visuel. J’ai fait venir un arrangeur du Ghana, il s’appelle Cobi-Beat. Nous produisons des artistes, nous venons de finir la vidéo de Prince Zoétaba, nous avons également produit le dernier album de Rama La Slameuse ainsi que Mister Mélo. Je ne fais rien d’autres à part la musique.

 

Pourquoi avoir investi dans le studio comparativement à certains artistes qui investissent dans d’autres domaines ?

 

D’abord, le studio est baptisé « God Save Records ». Certains artistes investissent dans les night-clubs et maquis quand tout commence à être rose. Mon choix se justifie par le fait que j’ai un rêve pour la musique burkinabè, je veux la voir aller plus de l’avant. Je veux que tout le monde sache que la musique est un business. C’est parce qu’on n’a pas l’amour de notre musique qu’on ne peut pas aller à l’international.

 

Quel est votre point de vue sur l’évolution de la musique burkinabè ?

 

Avec la nouvelle génération, je me dis que ça avance. Il y a certains artistes qui arrivent à s’en sortir. Au niveau de l’international, il y a des artistes qui commencent à se positionner.

 

A quand la sortie de votre prochain album ?

 

Si nous sortons vivants de cette situation du coronavirus, mon nouvel album sortira cette année, c’est quelque chose de lourd que je vais offrir au public.

 

Et quelle sera la coloration de cet opus ?

 

C’est une œuvre qui va comporter plusieurs featurings avec des artistes locaux et des stars au niveau international. L’album va donner une autre couleur à la musique burkinabè. Chaque artiste a son style et c’est ensemble que nous arriverons à un résultat positif.

 

Quel est votre quotidien ?

 

Je suis régulièrement au studio pour des séances d’enregistrements et de montage, à mes temps libres je suis devant la télé en train de jouer au PlayStation avec des amis et mon fils. Il y a des rendez-vous et interviews à gérer. Avec cette histoire de coronavirus, tous les spectacles sont annulés.

 

En tant qu’artiste, que pensez-vous de cette crise sanitaire qui secoue le monde ?

 

Nous souhaitons tous vivre après le covid-19, nous ne savons pas ce que Dieu nous réserve. C’est une crise sanitaire à prendre au sérieux et j’espère que nous arriverons à bout de cette maladie

 

Quels sont vos projets ?

 

Je veux installer mon royaume à moi avec une cité d’habitation où je vais offrir l’eau, l’électricité et des vivres aux personnes vulnérables.

 

Quelle est votre situation matrimoniale ?

 

Je suis célibataire et père d’un enfant.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

 

Je dis merci à mes fans qui sont avec moi depuis le début de ma carrière. Je souhaite la paix au Burkina, la fin du Covid-19 et l’amour entre les peuples. Je souhaite une longue vie à votre journal et à toute votre équipe.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

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