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PROPHETE JOSUE MOUSSA, chantre: « J’ai construit et offert treize églises à des pasteurs »

Originaire de la localité de Bagm-nini dans le département de Saponé où il a grandi avant de retourner en Côte d’Ivoire à l’âge de douze ans, Prophète Josué Moussa est un chantre très connu du public burkinabè et de la sous-région. A l’état civil Joseph Moussa Compaoré, il a quatre albums à son compteur. Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder, le chantre nous parle de son quotidien, de sa carrière artistique, de sa vie chrétienne et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt.

 

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Prophète Josué Moussa : Je vais bien par la grâce de l’Eternel des armées. Dieu m’a confié une mission, celle de prêcher la bonne nouvelle et l’onction divine se manifeste toujours car beaucoup de malades retrouvent la guérison lors de mes séances de délivrance. Dieu m’a également permis de faire la musique pour le magnifier davantage. J’ai quatre albums, le tout dernier est sorti en juillet 2017.

 

Quel bilan faites-vous de votre carrière musicale ?

 

C’est un bilan satisfaisant de manière générale. Je suis régulièrement sollicité pour des concerts à travers le Burkina et la sous-région. Je pense que c’est le souhait de tout artiste. Les fans m’appellent de partout, certains se déplacent pour me rendre visite car les thèmes que j’aborde, relèvent de leur vécu quotidien. Et je m’en réjouis.

 

Qu’est-ce qui justifie le fait que vous distribuez gratuitement vos disques comparativement aux autres artistes qui en vendent ?

 

C’est un don de Dieu. Il y a des fidèles qui n’ont même pas à manger, d’autres sont à la recherche de boulot et veulent écouter la bonne parole. Donc, en les leur offrant gratuitement, c’est une œuvre divine. Moi, je suis beaucoup dans le social et les actions caritatives. Je ne chante pas pour de l’argent.

 

Et comment arrivez-vous à financer la production de vos albums ?

 

C’est vrai, la production d’une œuvre discographique ainsi que sa promotion nécessitent beaucoup d’argent. Ce sont des personnes de bonne volonté qui me soutiennent dans la réalisation de mes œuvres. Il y a des fidèles qui, après la résolution de leurs problèmes, viennent en guise de reconnaissance me faire des dons et c’est ce qui me permet aussi de distribuer des vivres et des habits aux orphelins et autres personnes nécessiteuses.

 

En matière de culte, combien d’églises possédez-vous ?

 

J’ai sept lieux de culte à Ouagadougou, Laye et Tanghin Dassouri.

 

Quelle est votre difficulté majeure en tant que chantre ?

 

Les difficultés sont nombreuses. Il y a beaucoup de personnes qui peuvent me soutenir dans ma mission, mais qui ne le font pas et d’autres sont tapis dans l’ombre prêts à jeter des peaux de banane sur la route de ma carrière. Certains essayent même de bloquer la diffusion de mes œuvres sur des chaînes de radios et télé.

 

Quel est votre regard sur des gens qui se prennent pour des pasteurs et escroquent les populations ?

 

C’est bien dommage cette situation, mais ils auront la colère de Dieu contre eux. Au lieu de s’enrichir, moi, je suis plutôt dans le social. J’ai construit et offert gratuitement treize églises à des pasteurs et prophétesses.

 

Pouvez-vous nous parler de votre quotidien ?

 

Je suis régulièrement en séance de prière, de délivrance, de louange et d’adoration et ce, tout en gérant ma carrière artistique. Je n’ai pratiquement pas le temps de me reposer et m’occuper de ma famille.

 

Qu’en est-il de votre centre de soins pour les malades mentaux ?

 

Le centre existe toujours. C’est le centre Shalom Sillon Bouli situé à Tanghin Dassouri. Il y a des malades mentaux qui n’ont pas de traitement et moi, je les y accueille. D’autres se sont rendus ailleurs pour des traitements sans être guéris et moi, je leur permets de recouvrer la santé par la prière.

 

Quelle est votre situation matrimoniale ?

 

Je suis marié et père de six enfants.

 

Avez-vous de bons rapports avec les autres artistes ?

 

Oui, certains d’entre eux viennent dans mes églises et nous chantons ensemble pour le bonheur des fidèles croyants.

 

Quel est votre message pour clore cette interview ?

 

Votre magazine soutient énormément la culture burkinabè, je profite donc dire merci à toute son équipe ainsi qu’à son fondateur. Je demande la culture du pardon et de la tolérance aux peuples du monde toute religion confondue. Que Dieu bénisse le Burkina Faso.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

 

 

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