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« Ma propre fille m’a volé l’amour de ma vie »

Je suis une jeune femme célibataire de 38 ans. J’ai une fille qui a 18 ans et je vais bientôt accoucher d’un petit garçon. Ma vie n’a pas  été facile, car lorsque j’étais enceinte de ma première fille, je n’avais que 20 ans et j’étais en première année de BTS. Après mon accouchement, j’ai continué mes études jusqu’à l’obtention du BTS. Ensuite, les choses sont allées très vite. J’ai commencé à faire de petits boulots pour subvenir aux besoins de ma fille, car son père ne voulait pas y faire face. Ma fille est restée avec sa grand- mère, c’est-à-dire ma mère. Je n’ai jamais eu de chance avec les hommes. Je vivais de déception en déception jusqu’à ce que je rencontre un homme de 40 ans qui voulait m’épouser. Un homme merveilleux dont je suis tombée follement amoureuse. Après une année de relation, on a décidé de vivre ensemble.  Il a ensuite demandé ma main à mes parents. Puisque maintenant j’étais installée dans un foyer, je pouvais y vivre avec  ma fille et lui donner une vie de famille que je voulais. Tout comme moi, ma fille était contente. Mais après un an de vie commune, les choses ont commencé à se  dégrader entre nous. Ma fille est devenue distante de moi et mon homme froid avec moi. J’ai commencé à me sentir mal et on s’est rendu compte que je suis enceinte de 3 mois. Mon homme semblait heureux, mais je sentais que quelque chose n’allait pas. J’ai donc commencé à observer les faits et gestes de mon mari et de ma fille dans la maison. J’ai gardé tout ça pour moi. Mieux, j’ai mené ma petite enquête et ce qui devait arriver, arriva. Ces deux personnes que j’aimais beaucoup et pour lesquelles j’étais prête à tout, m’ont trahie de la pire des manières. Pendant que je pensais que ma fille avait un chagrin avec un homme de son âge, c’est plutôt avec celui qui pourrait être son père qu’elle préfère être. Je ne veux pas rentrer dans les détails, car j’ai toujours mal. Ma grossesse est à risque et j’évite les émotions fortes. J’ai alors  déserté mon foyer et trouvé refuge chez ma mère. Mais ma fille vit toujours avec mon homme dans la maison et j’attends mon accouchement. Jusque-là, je n’ai pas pris de décision, mais je ne veux pas les voir ni entendre parler d’eux. C’est  peut-être lâche de ma part, mais je ne veux pas penser à ce qui va se passer. Je suis perdue.

 

Une femme désespérée

 

Sans chercher à vous vexer, c’est vous qui avez favorisé ce rapprochement entre votre mari et votre fille et créé cette situation, il ne fallait pas amener votre fille chez vous. Ce que vous voyez dans les films et dans les romans, ce sont des faits réels qui se passent dans la société qu’on retrace. C’est dommage, le mal est déjà fait. Il faut être forte d’esprit pour supporter cette situation et ne pas sombrer dans la dépression. Dites-vous que cela n’arrive pas qu’aux autres. Vous êtes une victime et le premier responsable dans cette affaire, c’est votre mari, car votre fille est toujours jeune mais votre mari est responsable, il a abusé de votre fille. Ce qui est sûr, vous pouvez vous séparer de votre mari mais vous ne pouvez pas vous séparer de votre fille car elle restera pour toujours votre chair et portera votre sang quelque soit la bêtise qu’elle a commise. L’erreur à ne pas commettre, c’est de vouloir vous venger de votre mari et de votre fille, car cela ne sert pas et n’en vaut pas la peine. Concentrez-vous sur votre grossesse pour qu’elle se déroule normalement et que l’accouchement se fasse dans de bonnes conditions. Ce qui est sûr, entre cet homme et vous, c’est fini, il restera seulement le père de votre garçon à naître mais il n’y aura plus d’intimité entre vous deux. Quant à votre fille, laissez le temps faire son œuvre. Avec le temps, quand elle aura compris qu’elle vous a offensée et viendra vous demander pardon, vous serrez obligée de l’accepter car il ne faudra pas qu’à cause d’un homme, vous reniez votre propre fille. Aujourd’hui, pensez à votre bien-être et ne vous focaliser pas sur le mariage, car tout le monde n’est pas fait pour le mariage. L’essentiel est d’être bien dans sa peau et d’être heureux. Excellent week-end et beaucoup de courage dans les durs moments que vous avez passés et passez encore.

 

NB : Nous vous  rappelons que cette rubrique est la vôtre. Ceux ou celles qui ont, de par leurs expériences propres ou non, des conseils à prodiguer aux âmes en détresse, sont prié (e)s de nous les envoyer. L’anonymat leur est garanti s’ils/elles le souhaitent. Ils/elles peuvent également déposer directement leurs courriers au siège des Editions « Le Pays », sis au quartier 1200 Logements de Ouagadougou, ou auprès de nos représentants dans les différentes provinces.

 

evanikiema@yahoo.fr

Tél: (00226) 78 00 23 73

01 BP 4577 Ouagadougou 01

BURKINA FASO

 

 

 

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