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KUNDE D’OR 2015 : Sana Bob dit « anitché » aux Bobolais

Une semaine après le sacre des artistes musiciens burkinabè aux Kundé 2015 qui a eu lieu le vendredi 24 avril dernier, le reggae maker, Sana Bob, a mis le cap sur Bobo-Dioulasso avec pour objectif de remercier ses fans pour leur soutien et par la même occasion présenter officiellement son tout nouvel album intitulé « Notre temps». C’est à cet effet que l'artiste a tenu, le vendredi 01 mai, un point de presse à l'espace culturel le bois d'ébène dans ladite ville.

 

« Je tiens à remercier le peuple burkinabè qui m'a soutenu, qui a cru en moi, et aujourd'hui ma joie revient à ce peuple, aux Bobolais en particulier, à qui ce kundé appartient ». Tels sont les mots qui traduisent les remerciements de l'artiste à l'endroit de la presse et du public bobolais à qui il était venu demander des bénédictions 24 heures avant la cérémonie qui l'a consacré Kundé d'or 2015. Fort de cette confiance placée en lui par les mélomanes, Bob Sana leur a promis d'honorer cette marque de considération en portant haut le drapeau burkinabè tant à l'intérieur du pays que hors de nos frontières.

Après avoir fini de rendre grâce à ses nombreux fans de la ville de Sya, l'artiste a tenu présenté officiellement son cinquième opus baptisé « Notre temps », entièrement enregistré en live et comportant douze titres, dont un remix, qui sont : « Naasar naam ; Toum sambé ; Je suis pauvre; Sauvez le sahel ; Nongho ; Baas toub tou ; Orpailleur ; Maman ; Ya pas la monnaie ; Ya yinda ; Burkina ; Toum sambé (remix) ».

A travers cet album, Sana Salif, à l'état civil alias Sana Bob, évolue entre humour et pertinence. Au diapason avec des sonorités où se côtoient allègrement des instruments traditionnels et modernes, il interpelle les citoyens sur l'avenir de la société, soucieux du devenir des populations marginalisées dans leur majorité, appelle à plus de responsabilité, de compassion et de sagesse pour l'avènement d'une Afrique unie, harmonieuse et prospère. Mais face au taux de chômage élevé d'une jeunesse aux abois, inquiet du favoritisme et du laxisme des dirigeants de l'Afrique, il interpelle les jeunes à plus d'engagement dans le développement de leur pays, prône la scolarisation des enfants, révolté contre la pauvreté, la médisance... Ce sont là autant de problèmes récurrents abordés par l'homme. Dans cet album, l’artiste a travaillé avec trois arrangeurs car, pour lui, chaque arrangeur a sa touche propre et le mélange donne une coloration particulière au produit fini. A la question relative au fait qu'il chante le plus en une langue locale, ce qui, quoique indirectement, pourrait constituer un handicap pour lui sur le plan international, l'homme répond: « Ma langue n'est pas locale, elle est internationale parce que Dieu comprend ma langue». C’est la main sur le cœur, que l'artiste a terminé sa série de « barka » en demandant à ceux qui ont eu foi en sa musique de 1997 à nos jours, de toujours soutenir les artistes burkinabè en s’offrant leur CD, car c'est pour eux qu'ils chantent.

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