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KASA, PERCUSSIONNISTE ET ARTISTE CHANTEUR : « Je demande aux conjoints de ne pas écouter les ragots »

KASA à l’état civil Siaka Sanou est un artiste multidimensionnel. Originaire de Bobo-Dioulasso, à l’ouest du Burkina, il est né à Abidjan. Issu d’une famille de griots, il apprend les rudiments de la percussion auprès de son oncle avant d’intégrer plusieurs formations de danse, de percussion et du théâtre avant de se retrouver au sein de Faso Denya avec qui il effectue plusieurs tournées internationales. Suivront d’autres participations au sein des groupes tels que Kenkeliba et Yelena. Actuellement membre du Groupe Mandé Brass Band basé en France, Kasa qui est très connu au plan mondial au niveau de la percussion décide de se lancer dans la chanson. A travers cette interview exclusive qu’il a bien voulu nous accorder au téléphone, l’artiste nous parle de son parcours, de son quotidien, de ses projets pour le Burkina Faso, aborde d’autres sujets et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt !

Evasion : comment allez-vous ?

 

KASA : je vais très bien.

 

Comment vous vous-êtes retrouvé dans la musique ?

 

Je suis issu d’une famille de griots, donc je suis les traces de mes parents. C’est donc une suite logique de notre généalogie.

 

Ce sont eux qui t’ont donc formé comme percussionniste?

 

Dans la famille, tout le monde est dans l’art. J’ai appris la percussion auprès de mon oncle qui est un grand guitariste et percussionniste de l’ouest du Burkina Faso et je profite de cette occasion pour lui rendre un vibrant hommage. Ensuite, je me suis retrouvé dans d’autres formations en danse, théâtre et ballet.

 

Quels souvenirs gardez-vous de vos nombreuses tournées internationales ?

 

Ce sont de très beaux souvenirs. Il y a eu des rencontres fructueuses avec des personnes de diverses nationalités qui ont abouti à des échanges interculturels.

 

Et quelle étape vous a le plus marqué ?

 

C’était ma tournée en 2019 à Zanzibar. Les gens y sont très différents de par leur culture, leur mentalité et leur hospitalité. Avec le peuple Massaï, j’ai vraiment aimé.

 

Et qu’est-ce qui justifie le fait que vous soyez beaucoup connu au plan international que du public national ?

 

C’est un problème communicationnel. C’est vrai, je suis resté un peu en marge des médias, je ne maîtrisais pas trop le système  et puis l’essentiel n’était pas de se faire connaître en tant que tel car, j’évoluais dans un groupe qui est pourtant connu au Burkina, il s’agit de Faso Denya. Chaque chose vient en son temps, j’ai  beaucoup tourné aussi en Afrique. Maintenant que j’embrasse une carrière de chanteur, je suis obligé de me faire connaître dans mon pays.

 

Justement vous avez sorti un single qui s’intitule « Djarabi », de quoi parle cette chanson ?

 

C’est une chanson d’amour qui parle de la vie de couple. Je demande aux conjoints de ne pas écouter les ragots concernant leur relation.  C’est une fusion de style mandingue et de sonorités urbaines. Il est déjà sorti en Europe et je le lancerai dans quelques jours au Burkina.

 

A quand la sortie de votre album ?

 

Je n’ai pas choisi une date fixe mais c’est pour cette année 2020 si tout se passe bien. Il est presque bouclé. C’est une œuvre de six titres. Je réserve une grosse surprise au public burkinabè.

 

Quels sont vos projets hormis celui de l’album ?

 

Le projet qui me tient à cœur est la création d’un label avec un studio d’enregistrement dans le but d’aider les artistes basés au Burkina et qui n’ont pas de moyens. J’ai traversé beaucoup de difficultés, donc je sais ce que ça vaut.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

Oui, je vis de mon art.

 

Quelle est votre situation matrimoniale ?

 

Je suis célibataire et père d’un enfant de sept ans.

 

Quel est votre quotidien ?

 

Quand je n’ai pas de concerts, je suis toujours devant mon ordinateur pour des recherches de créations, en train de composer mes chansons. Aussi, je vais sur certains sites sur le net comme YouTube pour la recherche d’autres inspirations.

 

Quel est votre message à l’endroit de vos fans ?

 

Je leur dis merci infiniment pour tout ce qu’ils font pour moi, c’est déjà énorme. Je les exhorte à me faire confiance pour la grande aventure qui commence car j’ai foi que c’est le moment de hisser le drapeau du Burkina très haut par la musique, je l’ai déjà fait par la danse et la percussion.

 

Pouvez-vous nous parler du groupe Mandé Brass Band auquel vous appartenez ?

 

C’est un projet de brassage de cultures, avec des membres dont trois Burkinabè et quatre Français. Nous tournons à travers le monde avec une fusion de plusieurs rythmes.

 

Qu’avez-vous à dire pour conclure ?

 

Je dis merci à votre journal pour cette interview exclusive car c’est la première du genre. Je souhaite la paix pour mon pays et la fin de cette crise sanitaire du Covid-19. Merci à ma collègue qui est l’artiste Mely qui essaie de me soutenir dans mon aventure musicale.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

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