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IDAK BASSAVE, artiste- musicienne: « « Il y a des artistes burkinabè qui sont hors de la plaque »

A l’état civil Kadi Bassavé, IDAK est issue du célèbre groupe musical des années 80 baptisé La famille Bassavé. Dès son enfance, elle joue déjà au piano et embrasse une brillante carrière solo dès 1998 suite au décès de ses parents, c’est la fin de l’aventure avec le groupe familial. Chevalier de l’ordre du mérite, cette voix de la musique burkinabè qui a plusieurs œuvres à son actif, s’est confiée à nous à travers cette interview où elle jette un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè, parle de son association, de son quotidien et aborde bien d’autres sujets. Lisez plutôt !

 

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Idak Bassavé : Je salue tout le monde, je me porte bien.

 

Quelle est votre actualité ?

 

Mon actualité est mouvementée, je suis en train de courir pour l’organisation d’un arbre de Noël et au même moment, je prépare la sortie de mon nouvel album tout en honorant mes contrats de spectacle.

 

Quel bilan faites-vous de votre précédent album ?

 

Le bilan est positif parce que j’ai pu faire beaucoup de prestations, je suis allée en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Italie et aux USA.

 

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer l’association Bassavé ?

 

Il faut dire que j’ai été orpheline très tôt, mes parents sont partis me laisser avec une très grande charge, ça n’a pas été simple. Il y a aussi qu’autour de moi, il y a des enfants qui sont dans la souffrance, notamment des orphelins. Un jour, je suis allée dans un village et j’ai constaté qu’il y a beaucoup d’enfants qui ne vont pas à l’école parce que leurs parents n’ont pas de moyens, tout cela m’a poussé à créer l’association pour aider un certain nombre d’enfants en situation difficile.

 

Quelles sont les actions qui ont déjà été menées par l’association ?

 

Nous avons mené un certain nombre d’actions : nous avons inscrit des enfants à l’école, nous leur avons donné des vivres, des vêtements et des kits scolaires.

 

Quelle est votre source de financement ?

 

Ce sont les cotisations des membres de l’association car, avant de compter sur les autres, il faut avoir un minimum pour fonctionner. On se dit qu’avec le temps, il y aura des partenaires qui vont venir. Nous prévoyons de faire des concerts, des dîners gala pour récolter des fonds afin de pouvoir venir en aide à ces enfants.

 

Ne vous éloignez-vous pas de votre carrière musicale ?

 

(Eclats de rire) … Non, je ne peux pas m’éloigner de la musique, parce que je suis née dans la musique, je suis héritière d’une grande famille de musiciens, la famille Bassavé que beaucoup de gens ont connue. Je suis même actuellement en studio pour mon prochain album mais j’ai observé une pause pour juste organiser l’arbre de Noël à venir.

 

A quand la sortie dudit album ?

 

C’est pour 2019.

 

Quelle va être la coloration de cette œuvre ?

 

C’est toujours le même esprit, il y aura du tradimoderne, je vais plus mettre en valeur la musique de notre terroir.

 

Avec une carrière musicale de plus d’une décennie, pensez-vous avoir atteint vos objectifs dans la musique ?

 

Je pense qu’on peut toujours mieux faire, mais je peux dire que nous avons contribué à l’évolution de la musique burkinabè.

 

Et quel est votre regard sur la carrière des jeunes artistes ?

 

Il y a de jeunes artistes qui se débrouillent très bien, il y a certains que j’appelle pour féliciter mais franchement, il y a d’autres qui sont hors de la plaque.

 

A l’orée de la nouvelle année, quels sont vos vœux pour 2019 ?

 

Je souhaite une bonne et heureuse année à toute la population burkinabè, une année de santé pour tout le monde et que la paix règne au Burkina. Que l’arbre de Noël que nous voulons organiser, se passe très bien, le concert sera en live, cela va aussi être une grande première pour les enfants d’assister à ce genre de concert, c’est pour ce dimanche 23 décembre à partir de 14h au CENASA. A l’occasion, il y a l’ONG américaine World Humanist Organisation qui viendra offrir des cadeaux aux enfants.

 

Quel est votre quotidien ?

 

Moi, je bouge beaucoup. J’ai un quotidien chargé par mes activités musicale, associative et d’autres rendez-vous.

 

Quel est votre message pour terminer cette interview ?

 

Je dis merci à mes fans, j’arrive bientôt avec un nouvel album et merci à Evasion.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

 

 

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