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GASTINO, artiste-musicien: « Nos jeunes artistes ont de l’imagination et du talent »

Gastino, à l’état civil Gaston Sondo, est un jeune artiste qui est actuellement sous les feux des projecteurs. Originaire de la province du Passoré, il est né à Ouagadougou et se retrouvera en Côte d’Ivoire pour ses études scolaires. Ayant à son actif un album de six titres, « Orphelin », sorti le 15 avril 2018 et un maxi en cours de réalisation, l’artiste est très sollicité pour des concerts à travers le Burkina. De retour d’une tournée qu’il a entamée pendant le mois de décembre dernier, nous l’avons rencontré pour vous. A travers cette interview, l’artiste nous parle de ses débuts dans la musique, de ses projets, fait un bilan de sa jeune carrière prometteuse et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt.

 

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Gastino : Je me porte très bien.

 

D’où vient votre passion pour la musique ?

 

Je suis né d’une famille de chansonniers. C’est en côtoyant les parents que cette passion est née en moi. Cela m’a été d’un grand atout, ce fut une école pour moi.

 

Mais le choix pour la carrière artistique n’a-t-il pas connu l’opposition des parents ?

 

Bien évidemment, j’ai été confronté à ce problème. Vous savez, dans la société traditionnelle africaine, les parents ont toujours voulu que leur enfant termine ses études avant de faire tout autre chose. Le début n’a pas été facile. J’ai essayé de les convaincre avec une première chanson.

 

Qu’est-ce qui justifie le choix du titre « Orphelin » pour votre album ?

 

C’est l’histoire d’un ami que j’ai relatée. Il a été maltraité suite au décès de son père.

 

Quel bilan faites-vous de votre jeune carrière ?

 

Le bilan est positif mais le meilleur reste à venir, parce que je ne dois pas dormir sur mes lauriers. Il faut continuer le combat.

 

Vous étiez beaucoup sur scène pendant le mois de décembre dernier à travers les différentes régions du Burkina. Quels souvenirs gardez-vous de ces moments de communion avec vos fans ?

 

Ce sont de bons souvenirs, les fans sont sortis nombreux pour m’accueillir à chaque étape. Mais c’est la question sécuritaire qui causait problème.

 

Quelle est la difficulté particulière qu’un jeune artiste comme vous rencontre ?

 

La musique n’est pas du tout facile. C’est l’occasion pour moi de dire aux jeunes qui se lancent dans la musique de s’armer de courage. Nous sommes dans un contexte où les producteurs se font rares.

 

Quels sont vos projets ?

 

Je prépare la sortie d’un maxi dans quelques semaines. Pour cela, j’irai bientôt à Abidjan pour le tournage de mon nouveau clip, des collaborations sont également prévues avec des artistes ivoiriens.

 

Pouvez-vous nous parler de votre quotidien ?

 

Le matin, je suis au boulot jusqu’à 15h30, je suis dans le commerce également. Le programme de l’après-midi est coloré par les répétitions et les rendez-vous concernant ma musique.

 

Vivez-vous de votre musique ?

 

Oui, je vis de ma musique.

 

Que pensez-vous de l’évolution de la musique burkinabè ?

 

La musique burkinabè évolue positivement. Les jeunes ont de l’imagination et du talent.

 

Quelle est votre situation matrimoniale ?

 

Je suis célibataire sans enfant.

 

Quels sont vos vœux pour cette année nouvelle ?

 

Je souhaite la paix et la cohésion sociale pour le Burkina, courage aux FDS. Santé, bonheur et prospérité pour tous.

 

Pour terminer, qu’avez-vous à dire à nos lecteurs ?

 

Je dis merci à toute la presse, à tous ceux qui se battent pour la valorisation de la culture burkinabè et à tous mes fans. Je ne peux pas oublier de saluer tous ceux qui m’ont soutenu dans les moments difficiles.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

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