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Fallycoo Le Sentimental, artiste-musicien: « Je veux hisser haut le flambeau de notre musique »

Originaire de la ville de Garango dans la province du Boulgou au Centre-est du Burkina, Fallycoo Le Sentimental, à l’état civil Issouf Bidiga, est né à Ouagadougou dans une famille de griots. Il est auteur de deux albums ayant pour titres éponymes « Confessions » sorti le 14 février 2014, et « Sentimental » en décembre 2018. Agent de sécurité et garde du corps, ce jeune artiste est passionné de musique depuis sa tendre enfance. Depuis quelques mois, il s’est fait une place remarquable dans la sphère du showbiz burkinabè. Dans cette interview exclusive qu’il a bien voulu nous accorder, l’artiste nous raconte son quotidien, jette un regard critique sur l’évolution de la musique burkinabè, parle de ses projets et lève le voile sur sa situation matrimoniale. Lisez plutôt.

 

Evasion : Comment va l’artiste ?

 

Fallycoo Le Sentimental : l’artiste se porte bien, il y a une grande évolution par rapport à ma carrière.

 

Qu’est ce qui a motivé votre sobriquet Le Sentimental ?

 

Moi, je suis de forte corpulence et cela me donne l’air d’être agressif alors que c’est le contraire. Ce n’est qu’une apparence, C’est pour cela qu’il ne faut pas juger les gens sans bien les connaître. Et c’est ce qui m’a valu ce sobriquet de Sentimental.

 

Comment arrivez-vous à gérer votre calendrier de garde du corps, d’agent de sécurité et de musicien ?

 

J’arrive d’abord à faire la différence entre l’agent de sécurité et l’artiste. C’est deux mondes différents et c’est une question d’organisation de programme. Je m’en sors quand même. (Il éclate de rire) …

 

Est-ce le fait d’être issu d’une famille de griots qui vous a conduit à la musique ?

 

Je ne pense pas. Ce sont les grands parents qui furent des chansonniers et des griots. Malheureusement, je ne les ai pas connus. C’est probablement une transmission génétique. Moi-même, je suis un passionné de l’art depuis la tendre enfance, certains pensaient que j’opterais pour l’humour.

 

Quel bilan faites-vous de votre carrière musicale ?

 

Il est satisfaisant car je suis un artiste qui persiste dans la recherche et cela commence à porter des fruits. Je suis souvent sollicité pour des prestations lors des mariages et même à l’intérieur du pays.

 

Vivez-vous de votre art ?

 

Qui, je vis bien de la musique. Mes recettes me permettent de financer mes productions d’albums. Je m’éloigne petit à petit du métier d’agent de sécurité. Quand j’ai des sollicitations à ce niveau, je les confie à d’autres jeunes que j’ai formés.

 

Quels sont vos projets ?

 

C’est de hisser très haut le flambeau de notre musique hors de nos frontières. Je fais de la musique de fusion et cela, pour être apte à affronter la scène internationale. Dans quelques jours, je serai sur le plateau du tournage de mon nouveau clip, le tournage se fera dans mon village à Garango.

 

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans votre carrière d’artiste ?

 

Ce sont les promesses non tenues par certaines personnes dans le milieu. C’est difficile d’évoluer dans ce domaine sans l’accompagnement des autres. Et c’est l’occasion pour moi de dire merci à un monsieur qui est toujours à mes côtés depuis le début de ma carrière, il s’agit de Kafando Ousmane.

 

Quel regard faites-vous de l’évolution de la musique burkinabè ?

 

Ce qui me tracasse, c’est de voir des jeunes talents qui laissent les rythmes de chez nous pour faire la musique d’ailleurs. On a encore du chemin à faire si cela continue. On ne pourra faire que ce qu’on copie.

 

Quel est votre quotidien ?

 

En dehors de la sécurité, je suis styliste également. Donc le matin, je suis dans mon atelier tout en coordonnant le volet agent de sécurité et le soir, ce sont les répétitions et les spectacles quand il y a un contrat.

 

Quelle est votre situation matrimoniale ?

 

Je suis marié et père de quatre enfants dont trois filles et un garçon.

 

Quel est votre message pour terminer ?

 

Je remercie mes fans qui me soutiennent toujours, ce sont eux qui me donnent le courage de continuer. Merci à Evasion pour votre soutien et cette considération.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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