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ANTOINE KOFFI (Joueur du RCK)

Il rêve de Marseille et du FC Barcelone

Né à Oumé en république de Côte d’Ivoire, Antoine Koffi est un goleador du Rail Club du Kadiogo (RCK). Très tôt, c’est dès le bas âge qu’il commence à taper dans le ballon, avant d’intégrer en 2001 son premier club, l’As Oumé, en première division du championnat ivoirien où il passa deux saisons. Il connaîtra également une belle aventure au sein du club Issia Wazy, avant de débarquer pour la première fois au Burkina en intégrant l’Union Sportive du Yatenga (USY). Actuel sociétaire du RCK, Antoine Koffi s’est confié à notre magazine à travers cette interview exclusive. Le nouveau fusil des faucons du Kadiogo nous parle de son parcours, de ses clubs de rêve et de ses ambitions.

D’où est venue cette passion pour le football ?

Cet amour pour le football est en moi depuis l’enfance. Je viens d’une famille de footballeurs, depuis tout-petit je joue au ballon. Mon père a été un grand joueur, mes frères ont joué, mais n’ont pas eu la chance d’évoluer au niveau professionnel.

Es-tu passé par un centre de formation ?

L’As Oumé, qui est le club de première division ivoirienne par lequel j’ai commencé ma carrière professionnelle, est également un centre de formation. Mais mon talent, je l’ai en moi, c’est naturel.

Quelle différence fais-tu entre le Faso-foot et le championnat ivoirien ?

Le championnat ivoirien est beaucoup plus tactique et technique, alors que celui du Burkina est plus physique. Je trouve que le championnat Burkinabè est encore plus difficile. Dans le Faso-foot, si un club réussit à miser sur le coté technique, il ira loin.

Quels souvenirs gardes-tu de l’Union Sportive du Yatenga (USY) qui fut ton premier club au Burkina ?

On n’oublie jamais les premiers amours. Je garde de bons souvenirs de mon passage à l’USY après y avoir évolué durant trois saisons.

Et comment te sens-tu au Rail Club du Kadiogo (RCK) ?

Je me sens bien ici dans mon équipe, j’y suis un des leaders. Mes partenaires et mes dirigeants me disent que quand je n’arrive pas à jouer, cela bloque le club. C’est déjà un plaisir pour moi et en même temps un défi. Souvent je marque des buts, il y’a des matchs où je fais des passes décisives qui font marquer également mes coéquipiers.

Combien de buts as-tu au compteur ?

Pour le moment j’ai marqué trois buts.

Quelles sont tes grandes ambitions ?

Les ambitions de tout footballeur sont d’évoluer dans un championnat européen.

Ya-t-il des contacts dans ce sens ?

Notre président au sein du RCK est comme un agent qui trouve des opportunités pour les joueurs. Je compte sur lui pour cette aventure.

Quel est ton club européen de rêve ?

Il ya deux clubs : Marseille et le FC Barcelone

As-tu des ambitions pour intégrer les Etalons ?

Je suis ouvert à cette proposition, si le Burkina pense que je peux lui être utile au sein des Etalons, il n’y a aucun souci à ce niveau.

Comment vois-tu le niveau du Onze national pour la prochaine CAN qui débute le 17 janvier ?

Le Burkina est dans un bon groupe. Quand on est qualifié pour une phase finale d’une coupe d’Afrique des Nations, on doit être capable d’affronter n’importe quelle équipe. Le Burkina est vice-champion et part donc comme un favori. Les Etalons ont leur mot à dire dans cette CAN.

Y a-t-il une véritable politique de promotion du football au Burkina ?

Je ne crois pas trop. Si tous les dirigeants au Burkina pouvaient avoir les mêmes visions que le président du RCK, ce serait formidable pour le football Burkinabè.

N’y a-t-il pas un grand déséquilibre entre les primes de matchs ivoiriens et burkinabè ?

(Il rit aux éclats)… Le football, ce sont les moyens. En Côte d’Ivoire, les clubs mettent plus de moyens.

Y a-t-il une possibilité de mettre les moyens dans le Faso-foot ?

Bien sûr que oui ! Les grandes sociétés pourraient sponsoriser les clubs pour faire avancer notre football. C’est ce qui se passe ailleurs, donc cela est aussi possible ici.

Selon toi, pourquoi les matchs de championnat ne drainent-ils pas grand monde au stade ?

Les supporteurs se mobilisent beaucoup quand il s’agit d’un match des étalons, mais pas pour les matchs de championnat. Ils se disent qu’il n’y a pas de bon football, alors que ce sont eux qui doivent contribuer à avoir le niveau escompté. Je me dis qu’il ya du beau football dans notre championnat, mais les gens ont une idée arrêtée.

Quel est ton message particulier à l’endroit de tes fans et des supporteurs du RCK ?

J’aimerais leur dire d’être « fair-play ». Quand le match est bon ils t’applaudissent, et si ce n’est pas le cas, ils te huent. Il faut toujours encourager son club pour l’atteinte des objectifs.

Pour terminer, quels sont tes vœux pour 2015 ?

D’abord la santé, car sans elle aucun projet n’est réalisable. Je formule mes vœux de prospérité et de bonheur au peuple Burkinabè, à mes amis et proches, ainsi qu’à mes dirigeants. Beaucoup de victoires pour le RCK.

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

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