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Abibou Sawadogo: « J’ai plus de 200 spectacles par an à travers le pays »

Native de Kaya, chef-lieu de la province du Sanmatenga au Centre-Nord du Burkina, Abibou Sawadogo est une cantatrice qui est de nos jours sous les feux des projecteurs avec ses albums à succès. Auteur de six œuvres discographiques, elle débute sa carrière en 2002 à la suite de sa participation à la Semaine nationale de la culture (SNC) à Bobo-Dioulasso. A travers cette interview qu’elle a bien voulu nous accorder, l’artiste nous parle de son parcours, de ses projets tout en jetant un regard sur la musique burkinabè non sans lever le voile sur sa situation matrimoniale.

 

Evasion : Comment allez-vous ?

 

Abibou Sawadogo : Je me porte à merveille.

 

Comment vous êtes-vous retrouvée sur la scène musicale ?

 

La musique est en moi depuis l’enfance. Mais le virage sur la scène professionnelle est venu à la suite de ma participation à la Semaine nationale de la culture (SNC) en 2002. J’y ai remporté plusieurs prix d’édition en édition jusqu’à la sortie de mon premier album « Rogmik reem » en 2005.

 

Avec six albums au compteur, quel bilan faites-vous de votre carrière ?

 

C’est une satisfaction et je profite de l’occasion pour dire merci à tous mes fans et à tous ceux qui me font confiance et me soutiennent.

 

Vous êtes ambassadrice Unicef pour l’éducation des enfants depuis 2008 et ambassadrice pour la paix universelle depuis 2013, que représentent ces titres pour vous ?

 

C’est à la fois une chance et une charge. Ce sont des responsabilités qu’il faut assumer tout en relevant le défi.

 

Quelle est votre situation matrimoniale ?

 

Je suis mariée et mère de deux enfants.

 

Comment faites-vous pour concilier votre vie d’artiste et celle de femme au foyer ?

 

C’est une question d’organisation et j’ai la chance d’avoir un mari qui me comprend.

 

Vous êtes nominée au Kundé d’or, quel est votre état d’esprit avant la cérémonie ?

 

Je reste sereine. Je crois qu’il ne faut pas s’alarmer, car la carrière d’un artiste ne se résume pas forcément aux trophées. Le 6 avril dernier, j’ai reçu le prix BUMO (Burkina Mousso Oscars) Musique, je ne m’y attendais pas. Pour le Kundé d’Or, on attend de voir.

 

Quels sont vos projets ?

 

Je suis toujours en train d’honorer mes spectacles à travers le pays. J’ai plus de 200 spectacles par an à travers tout le Burkina. Après la sous-région, je serai en Europe notamment au mois de juin en France. Ensuite, en septembre aux USA pour une série de spectacles. Les projets sont nombreux et on ne peut pas tout dévoiler.

 

Vous contribuez chaque année à faire partir des citoyens burkinabè pour le pèlerinage à la Mecque, pourquoi cet engagement ?

 

Quand on a la possibilité de soutenir quelqu’un, je crois qu’il ne faut pas hésiter à le faire. C’est ensemble qu’on peut avancer.

 

Peut-on dire que vous vivez de votre art ?

 

Oui, je vis bien sûr de mon art et je remercie le Seigneur pour cette grâce. J’ai une cinquantaine de personnes à ma charge.

 

Quel est votre regard sur la musique burkinabè ?

 

Elle est en pleine émergence, il y a une certaine diversité. J’exhorte surtout les artistes à exploiter les rythmes du terroir, c’est ça notre identité.

 

Y a-t-il des dates qui vous ont particulièrement marquée ?

 

Toutes les dates sont des moments intenses. Partout où je vais, ce sont des moments de vive communion avec mes fans. En 2008, grâce à la coopération allemande, j’ai été en tournée dans cinq villes en Allemagne avec Tarwend-panga ma troupe et ensuite, nous sommes allés en France et Belgique, ce sont de beaux souvenirs.

 

Quel est votre message pour clore cette interview ?

 

Je vous remercie pour cette attention à mon égard. C’est aussi l’occasion pour moi de dire merci à toute la presse et aux différents acteurs culturels pour le soutien ainsi qu’à mon manager Rodolphe. Que la paix règne au Burkina Faso.

 

Propos recueillis et transcrits par Aboubakar Kéré KERSON

 

 

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