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Le ministre entrant Abdoul Karim Sango félicitant le ministre sortant, Yssouf Sawadogo (à droite)

ABDOUL KARIM SANGO, NOUVEAU MINISTRE DE LA CULTURE: « Le fonctionnaire qui fait bien son travail peut être sûr de mon amitié »

Nommé le 31 janvier 2018,  le nouveau ministre de la Culture, des arts et du tourisme,  Abdoul Karim Sango, a été installé officiellement le 5 février dernier dans ses fonctions par le  Secrétaire général du gouvernement, Stéphane Sanou. La cérémonie de passation de service entre lui et son prédécesseur, s’est déroulée dans la grande salle du CENASA à Ouagadougou, en présence de nombreuses personnalités.

 

Après avoir pris officiellement les rênes du ministère de la Culture, des arts et du tourisme avec la bénédiction du Secrétaire général du gouvernement qui a officié la cérémonie de passation de service, le nouveau ministre dudit département, Abdoul Karim Sango, a promis  de défendre la culture africaine en général et de façon plus spécifique burkinabè.

 

La culture burkinabè doit rayonner partout

 

 Pour lui, la culture, c’est l’âme d’un peuple. « Si elle n’est pas défendue, nous disparaitrons dans un environnement mondialisé », a-t-il signifié. Selon le nouveau ministre de la Culture, la riche culture burkinabè doit rayonner partout en Afrique et ailleurs dans le monde. Aussi a-t-il demandé aux acteurs du monde de la culture, des arts et du tourisme  de valoriser la culture burkinabè à travers leurs œuvres qui reflètent notre identité. Pour le ministre Sango, les  hommes de la culture et des arts doivent pouvoir vivre dignement du fruit de leurs œuvres. Il a dit attendre des collaborateurs qu’ils se mettent tous résolument au service de l’intérêt général afin de relever tous les défis. « Il n’y a pas d’homme du ministre. Le fonctionnaire qui fait bien son travail peut être sûr de mon amitié. A contrario, celui qui ne fera pas bien son travail ne sera pas mon ami», a-t-il tenu à préciser. Et de renchérir en ces termes : « Ce que j’exige d’un fonctionnaire, à quelque poste où il est placé, c’est un devoir de loyauté à la république en vue de la réussite ». Il a promis de renforcer l’esprit d’équipe au sein de son département. Il n’a pas manqué de louer l’action de ses prédécesseurs dont le travail a contribué à faire rayonner le département de la culture. A son avis, si Ouagadougou est la capitale du cinéma, ce n’est pas par hasard. C’est bien parce que ses devanciers ont travaillé avec abnégation et un sens élevé de l’intérêt général. Et de soutenir qu’ils resteront constamment une source d’inspiration pour son action à la tête de ce département. Il a aussi exprimé sa profonde reconnaissance à l’endroit des invités pour leur présence massive qui, a-t-t-il estimé, témoigne de leur soutien à sa modeste personne, à un fidèle serviteur de l’Etat. Pour sa part, le ministre sortant, Yssouf Sawadogo, a remercié les uns et les autres d’avoir travaillé à ses côtés pendant 3 mois et un jour. Il a dit n’avoir pas été surpris par son remplacement, car il y avait un malentendu entre lui et le fondateur du parti le PAREN, Pr Laurent Bado. Rappelons qu’Abdoul Karim Sango est diplômé de l’Académie internationale de droit constitutionnel de Tunis. Il a un DEA en Droit de la personne et de démocratie, un Master 2 en Droit comparé, une Maîtrise en Droit. Il est marié et père de 3 enfants. 

 

Evariste Télesphore  NIKIEMA

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