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2E EDITION DU FESTIVAL LES NUITS DJONGO: La culture kasséna portée au firmament

Les lampions se sont éteints sur la 2e édition du festival Les nuits djongo, le 6 mai dernier à Tiébélé. Trois jours sinon trois nuits durant, soit du 4 au 6 mai, la culture kasséna a été portée au firmament par des musiciens talentueux dont le directeur artistique du festival, Bil Aka Kora, qui a séduit le public de Tiébélé par sa belle prestation musicale mais aussi par ses pas de danse.

 

Un pan de la culture kasséna, notamment le djnogo, danse énergique, vient d’être magnifié à travers la 2e édition du festival Les nuits djongo qui s’est déroulé du 4 au 6 mai 2018 à Pô et à Tiébélé dans le Nahouri. Les deux premières nuits ont mobilisé un beau monde à la Place Némaro de Pô. Mais si la première nuit a tenu ses promesses, cela n’a pas été le cas pour la deuxième nuit. En effet, dès que le second artiste de la soirée, Awetou, a voulu, d’un ton perçant, entamer sa communion avec le public, un torrent s’est fait entendre du ciel suivi d’une pluie, mettant ainsi fin au spectacle. Mais qu’à cela ne tienne, les populations de Pô ont pu apprécier les belles prestations des artistes comme Solo Dja Kabaco, Maï Lingani, Alice Aditoua, Saga Den, etc.  Mieux, celles de Tiébélé ont partagé la scène avec de grands artistes dont  Nourat et Bil Aka Kora. Mais avant que ces derniers ne montent sur scène, le public de Tiébélé qui était fortement mobilisé, a eu droit à la prestation de la troupe entente de Réo et de celle des tambours de la cour royale de Tiébélé. Des artistes en devenir tels que les soldats du micro n’ont pas non plus laissé indifférents les mélomanes.  Le moins que l’on puisse dire, c’est que les trois jours du festival ont permis aux artistes de porter la culture kasséna au firmament. D’où la satisfaction du directeur artistique, Bil Aka Kora, qui estime que le pari a été gagné malgré tout.  En tout cas, en dépit des difficultés de finances qu’il a relevées, cet ambassadeur de la culture kasséna pense que le verre est à moitié plein. Même si les organisateurs n’ont pas pu offrir du matériel et des tenues à certaines troupes traditionnelles comme ils le souhaitaient. Le fait de faire venir des troupes de différentes localités et de leur permettre de s’exprimer sur la même scène, est une grosse satisfaction, a dit Bil Aka Kora. A son avis, l’objectif des nuits djongo, c’est de mettre des scènes professionnelles à la disposition des artistes afin qu’ils puissent y prester car le Burkina n’en dispose pas, mais aussi de renforcer la cohésion entre les filles et fils de la région. Le choix de Tiébélé comme second lieu du festival, est de faire découvrir les potentialités de cette localité car l’une des innovations majeures de l’édition de cette année, a-t-il dit, c’est d’impliquer les 5 communes de la région. C’est dans cet esprit qu’une excursion touristique du palais royal de Tiébélé a été inscrite au programme du festival. Pour la prochaine édition du festival, le roi du djongo dira que le comité d’organisation s’y prendra tôt. Mieux, il sera renforcé, a-t-il promis. Pour sa part, le directeur délégué de SHAMAR empire SARL, Adama Ouédraogo, a justifié le soutien de sa société au festival par la noblesse  de ses activités, notamment la valorisation de la culture mais aussi par le sérieux de son directeur artistique. Tout en exprimant sa satisfaction pour cette collaboration, il a promis de toujours accompagner le festival.  Cette 2e édition du festival Les nuits djongo a été placée sous le patronage du ministre de la Culture, des arts et du tourisme, et les parrainages  de Achille De Yagui dit le baron, et du ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, Siméon Sawadogo. Ce dernier a, à l’ouverture du festival, loué l’initiative des organisateurs car, elle vise à magnifier la culture kasséna et à pérenniser la danse djongo. Il a promis de soutenir la prochaine édition. Après avoir traduit le soutien du chef de l’Etat aux organisateurs du festival, le ministre Siméon Sawadogo a esquissé quelques pas de danse kasséna.

 

Dabadi ZOUMBARA

 

Des festivaliers apprécient

 

Nourat, artiste-musicienne

 

« Le public de Tiébélé a été très chaleureux »

 

« Je félicite Bil  Aka Kora et son staff pour l’organisation de ce festival qui est un canal pour promouvoir la culture kasséna. C’est un grand honneur pour moi de participer à ce festival. Le public de Tiébélé a été très chaleureux, réceptif et je pense que mon message a été bien compris».

 

Giselle Batiane, élève

 

«Le festival Les nuits djongo valorise la tradition »

 

« Le festival Les nuits djongo est très important en ce sens qu’il valorise la tradition. Il permet à la jeunesse de mieux connaître sa culture et partant, de s’en approprier ».

 

Jonas W. Zolo, conseiller municipal

 

« Le festival contribue à encourager les jeunes à s’intéresser à la culture »

 

« Le festival Les nuits djongo est formidable, très intéressant. Il contribue à encourager les jeunes à s’intéresser à la culture, notamment le djongo. Et cela est une bonne chose. Car, les jeunes ne doivent pas oublier leur culture, encore moins l’abandonner.»

 

Benoît Koyerbé, notable de Tiébélé

 

« C’est un événement qui met la culture kasséna en lumière »

 

« Le festival Les nuits djongo est une belle initiative, c’est un événement qui met la culture kasséna en lumière mais qui renforce aussi la cohésion entre les filles et fils de la région. Nous avons joué les tambours de la cour royale et cela permet à la jeunesse de mieux découvrir sa culture et de s’y intéresser».

 

Propos recueillis par DZ

 

 

 

 

 

 

 

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